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Un groupe d'élèves réuni autour du maître s'interroge sur le sens d'un texte


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Perfectionnement en lecture

Les ateliers de questionnement de texte


C’est une formule qui a fait ses preuves dans le "Roll" (Réseau des Observatoires Locaux de la Lecture), sous le nom d"Atelier de questionnement de textes"

Le terme de questionnement trouve ici son juste emploi : un groupe d'élèves réuni autour du maître s'interroge sur le sens d'un texte en essayant de ne rien laisser dans l'ombre. Cette orientation a naturellement pour but de consolider par l'exemple et l'occasion les différentes compétences nécessaires à la compréhension des textes. Mais elle s'inscrit aussi dans un souci quasi éthique de "probité lexique" : il s'agit d'établir ce que dit le texte et rien d'autre. Cette dernière préoccupation n'a rien d'excessif, car ne pas comprendre, c'est souvent faire dire au texte ce qui ne s'y trouve pas : le "mauvais compreneur" est souvent celui qui, ne comprenant pas tout, produit au plus vite un sens dévoyé.


Dispositif : Sept à dix enfants sont en atelier autour d'un même texte (dont ils ont chacun un exemplaire), le maître jouant un rôle d'animateur.

Le groupe est hétérogène, mais les écarts de compétences entre les enfants ne doivent pas être trop grands.


Pour préparer cette activité, le maître aura fait une analyse du texte qui pointe les éléments importants et leurs liens, On les appellera les constituants principaux du sens.

L'activité se déroule en trois phases :

1) lecture individuelle ;

2) échanges autour du texte ;

3) vérification.


  1. Lecture individuelle 5’

Le texte (un extrait de 300 mots environ au CE2, jusqu'à à 600 en CM2) est lu silencieusement par les enfants. A la fin de la lecture, ils cachent le texte ou le maître le récupère.



  1. Échanges autour du texte 20’à 25’

C'est le moment privilégié de questionnement sur le sens.
1° temps d' échange informel :

Qu’est ce qui se passe dans cette histoire ? " pour les textes narratifs ;



"qu’est ce que ce texte nous apprend ?" pour les documentaires. :

telles sont les questions qui permettent un premier déballage.


2° temps d' échange orienté : le maître oriente les débats vers les constituants du sens qui n'ont pas été pointés après le 1° temps.
Le déroulement de ces échanges et les interventions du maître




  • Le maître porte au tableau les constituants du sens (voir plus haut) à mesure qu'ils sont proposés par les enfants.

  • Pendant le 2° temps, le maître relance et oriente vers des éléments non retrouvés ;

  • il suscite des interprétations ;

  • si apparaissent des contradictions entre les enfants, il ne tranche pas ;

  • si des interprétations erronées font l'unanimité, il ne dément pas.

  • Ainsi apparaissent nettement au tableau 3 catégories : éléments sûrs, éléments en débat, éléments que les enfants n'ont pas perçus. (d’accord/ pas d’accord/ je ne sais pas)

  • Comment se termine l’histoire ? On récapitule en fin de phase (à l'aide du tableau) les renseignements, en rappelant les interprétations contradictoires, et en faisant remarquer les points dont on n'a pas parlé.




  • Pendant cette recherche collective, le maître régule les échanges : il laisse parler et incite à l'écoute mutuelle, réfrène les bavards et encourage les discrets ; il arrête les débats trop longs qui portent sur un seul point, il fait en sorte qu'on aborde le maximum de constituants du sens dans le temps dont on dispose.



  1. Vérification 10’ à 15’

Les enfants relisent individuellement le texte en s'appuyant sur la liste de renseignements figurant au tableau. A propos de chacun d'entre eux, la consigne sera : chercher dans le texte ce qui est vraiment dit pour justifier sa réponse. Certaines informations seront vite retrouvées, et des interprétations corrigées. D'autres demanderont un examen plus approfondi.

On fera ensuite le point avec le maître. A chaque fois on relira à voix haute l'extrait concerné. A cette occasion, il demandera à certains enfants d'expliciter leur démarche ; par exemple ils chercheront pourquoi ils ont pu faire erreur : tel mot a été mal lu, telle expression a été mal comprise, tel rapprochement entre deux informations n'a pas été effectué. C'est le moment pour le maître, sans utiliser de termes techniques, de mettre en valeur et d'expliciter les opérations nécessaires à la compréhension.

L'activité se termine par une lecture orale du maître, qui favorise la compréhension définitive.


Un point sur les AQT


  • Le questionnement de textes est une pièce majeure dans la pédagogie de la compréhension. Sa fonction principale est rendre explicites les opérations nécessaires à la compréhension.

  • On l'organisera en 4 à 5 cycles de 4 ou 5 séances dans l'année, soit autant de temps que pour l'ensemble des autres exercices présentés dans les présentes fiches.

  • Pendant l'activité, la discussion et l'échange sur des données objectives entre des enfants de niveaux différents, est la source de nombreuses acquisitions. Le guidage du maître reste primordial.

  • Cette activité amène les enfants à des comportements plus efficaces pour leurs lectures ultérieures : mise en œuvre d'opérations mentales jusque là négligées, meilleure attention, conscience de ce qu'il fait (l'élève réalise mieux s'il comprend ou non).

  • C'est aussi un moment privilégié pour l'observation des enfants : l'adulte perçoit mieux les insuffisances particulières de tel ou tel élève.

Signalons pour terminer le caractère productif de la démarche en trois temps : a) lecture du texte b) éloignement du texte pour en débattre c) retour au texte. Elle est en cohérence avec ce qu'est réellement la compréhension (juste ou fausse) d'un texte : ce qui reste dans l'esprit après qu'on ait lu.



Animation « Questionnement de textes » Circonscription de Bourg 2


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