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Secrétariat Exécutif Sud Expert Plantes Rapport d’activité du dossier numéro : 338


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Secrétariat Exécutif Sud Expert Plantes

Rapport d’activité du dossier numéro : 338


1er RAPPORT D’ACTIVITÉS ANNUEL
Titre du projet :
Evaluation écologique des espèces végétales les plus utilisées dans l’Union des Comores


Pays porteur du projet : Comores
Coordinateur du projet : AHAMADI Daroussi Oili
Institution de rattachement du coordinateur de projet : UNIV. DES COMORES
Correspondant  SEP : J-N LABAT
Montant total de la contribution SEP : 30 K€
Auteur(s) du rapport d’activité : AHAMADI Daroussi Oili




Date de(s) signature(s) : 19/11/2008

Résumé du rapport d’activités :

Ce rapport d’activités annuelles relatif au projet SEP N° 338 intitulé « Evaluation écologique des espèces végétales les plus utilisées dans l’Union des Comores » décrit les travaux réalisés pour la première phase de l’exécution de ce projet. Dans cette partie, l’étude des relations entre les populations et les végétaux a été mise en cause. Les enquêtes ethnobotaniques ont été l’objectif de ce travail. Plusieurs villages riverains des sites d’études repartis dans les 3 îles de l’Union des Comores ont été parcourus en terme d’enquêtes. Les sites choisis comme a été souligné dans le document du projet sont ceux à haute potentialité biologique et qui font parties sur les priorités nationales en matière de conservation de la biodiversité à savoir :



  • La forêt du Karthala et la forêt du massif de la grille à la Grande Comore.

  • La forêt du Massif du Mont Ntringui à Anjouan.

  • Les forêts du Mont Mze koukoulé et Mledjele à Mohéli.

Des centaines d’espèces ont été recensées et elles sont utilisées par la population dans leurs activités quotidiennes pour diverses manières. Parmi elles quelles sont les plus exploitées et les pus appréciées par la population ? Quels sont leurs états de menaces ? Leurs statuts de conservation pour l’UICN ? … les réponses à ces questions seront données à la fin de ce projet.

Ce présent rapport donne les résultats obtenus lors de cet été 2008.




1. Objectifs :

Les objectifs principaux de ce projet sont :



  • Elaborer une liste rouge des espèces végétales.

  • Connaître le statut écologique des espèces menacées et la caractérisation écologique de leurs habitats respectifs.

  • Apporter des informations et des connaissances sur la gestion durable des écosystèmes forestiers des Comores.

  • Identification des sites prioritaires en matière de conservation.

  • Etablir un plan durable pour la conservation des espèces menacées.

  • Donner les recommandations possibles pour la conciliation de l’Homme et son environnement.


2. Partenariat :

(Rappelez les partenaires du projet dans le tableau suivant – Rajoutez des lignes si nécessaire))



Nom

Intitulé

Tutelle

Compétence

Localisation

Dr KAMALLIDINE Afraitane

Enseignant

Université des Comores

Biologiste

Comores

IBRAHIM Ahmed Kassim

Enseignant

Université des Comores

Siguiste

Comores

ABDOU Satar

Enseignant

Université des Comores

Physiologiste

Comores

ANDILYAT Mohamed

Enseignante

Université des Comores

Ecologiste

Comores

RAMADHOINE Ali

Enseignante

Université des Comores

pharmacologue

Comores

ANLAOUIDDINE Abdou

Enseignant

Université des Comores

Botaniste

Comores

SOULE Hamidou

Enseignant

Université des Comores

Environnement

Comores

SAID Omar

Enseignant

Université des Comores

Chimiste

Comores

IBRAHIM Saïd Ali

Enseignant

Université des Comores

Biochimiste

Comores

IBRAHIMA Said

Enseignant

Université des Comores

pharmacologue

Comores

YOUSOUF Bakari

Technicien

INRAP COMORES

Physiologiste

Comores

ALI Mohamed

Technicien

DGE Département Forêt

Floriste

Comores

Pr. RAJERIARISON Charlotte

Enseignante

Université d’Antananarivo

Palynologue

Madagascar

Dr ROGER Edmond

Enseignant

Université d’Antananarivo

Ecologue

Madagascar

RANDRIABOLONERA Sylvie

Technicienne

GSPM-MADAGASCAR

Floriste

Madagascar

RAPANARIVO Solofo

Technicien

Herbier TAN

Floriste

Madagascar

RALIMANANA Helene

Technicienne

ASTM-MADAGASCAR

Floriste

Madagascar

Dr RABARISON Harisson

Enseignant

Université d’Antananarivo

Ecologue

Madagascar

BENJA Rakotonirina

Technicien

DBEV UNIV.ANTANANRIVO

Floriste

Madagascar

Dr DANTHU Pascal

Responsable

URP Forêts CIRAD Madagascar

Ecologue

Madagascar

BARTHELAT Fabien




DAF Mayotte

Agronome

Mayotte

Pr. LABAT Jean Noel




MNHN Paris

Botaniste

France



3. Méthodologie et moyens mis en œuvre :

En terme de la réalisation de ce projet, nous développons nos investigations en deux points essentiels : socioéconomiques et ethnoécologiques pour parvenir à nos objectifs les méthodes suivantes seront mises en place :



  • Recherches bibliographiques.

  • Enquêtes ethnobotaniques (utilisation de la formule de Lance et al. (1994) pour le calcule de l’indice de l’utilisation de chaque espèce)

  • Méthode de Transect de Duvignaud et Méthode de Braun Blanquet (étude de la végétation)

  • Méthode de Gauthier (étude structurale)

  • Méthode de QCP (Connaître la flore associée aux espèces sélectionnées)

  • Méthode de régénération naturelle

  • Photo-interprétation (Analyse spatio-temporelle de la végétation)

  • Utilisation des critères pour l’évaluation des espèces pour pouvoir les classer sur la liste rouge de l’UICN.

Les deux premières méthodes feront l’objet de ce rapport annuel. Les moyens mis en oeuvre pour leur réalisation sont les ressources humaines, les matériels de terrain, les déplacements, les frais de séjours et le perdiems pour assurer le bon fonctionnement des missions.
4. Travaux réalisés :

Pour cette première phase les deux premières méthodes ont été appliquées. Sur la recherche bibliographique, les documents relatifs à notre étude ont été consultés avant la descente sur terrain, une rencontre avec les autorités compétentes travaillant dans le domaine de l’environnement a permis de compléter ce volet. Les enquêtes ethnobotaniques ont été menées auprès des populations riveraines dans le but d’avoir des informations sur les espèces les plus utilisées, leur mode d’utilisation, leur lieu de récolte et la quantité disponible dans leur habitat naturel. Les interviews ont été faits à partir des questions ouvertes, semi ouvertes et fermes présentées dans des fiches d’enquêtes. Elles ont effectuées dans 6 villages à Mohéli, 18 villages à la Grande Comore et 5 villages à Anjouan. Les personnes interviewées sont les femmes de ménages, les agriculteurs, les exploiteurs du bois forestiers, les menuisiers et les autorités locales. Les espèces les plus utilisées seront sélectionnées à partir de l’indice de l’utilisation calculée à partir de la formule de Lance et al. (1994).



I (%)  = n / N x 100

Avec n : nombre de personnes citant l’espèce

N : nombre de personnes enquêtées


  • Si l’indice d’utilisation est compris entre 60 à 100%, l’espèce est majoritairement connue et utilisée.

  • Si l’indice est compris entre 30 à 60%, l’espèce est moyennement connue et moyennement utilisée.

  • Si l’indice est inférieur à 30%, l’espèce est peu connue et peu utilisée.

D’autres critères de sélection seront mis en cause à savoir les informations écologiques des espèces et les données obtenues sur les enquêtes.

4.1 - Contexte et difficultés rencontrées :

Les travaux qui on été réalisés sont d’ordre socioéconomiques qui s’appuient sur l’Homme et l’utilisation des ressources végétales. L’objectif de cette première phase est d’obtenir des informations « brutes » concernant l’exploitation des plantes. Au cours de la réalisation de cette étude nous avons rencontré pas mal des difficultés :

Sur terrain ; certaines personnes n’acceptent de collaborer pour répondre aux questions surtout les boucherons car ils pensent que nous somme la pour interdire la coupe des arbres mais cette situation la solution vient toujours plus vite en appliquant les règles de l’enquêtes ils nous comprennent plus vite. Nous avons rencontré des problèmes financiers qui font que les travaux ont beaucoup retardé dont nous vivons jusqu’alors sur la pression des dettes.

4.2 – Calendrier d’activités :

Dans le cadre de la réalisation de ce projet, les activités seront réalisées dans 4 niveaux suivants le calendrier (tableau ci-dessous). La durée de ce projet est de 3 ans (36 mois) allant de la période 2008 jusqu ‘en 2010.



Durée

Activités

8 mois

Enquêtes et bibliographies

12 mois

Etudes de terrain (application des méthodes écologiques)

6 mois

Traitement des données

10 mois

Rédaction du document définitif du projet et publication

Au cours de ces périodes des missions des chercheurs du nord et sud pourraient se faire pour évaluer l’évolution des travaux et suivre des formations connexes du projet et apporter leurs recommandations nécessaires.

Ce calendrier a pris de retard vu les contraintes financières malgré les efforts déployés par l’équipe locale pour la réalisation de ces travaux, il reste quelques enquêtes à compléter qui ne prendront pas beaucoup de temps d’où une perturbation des activités est à écarter si d’autres contraintes de ce genre ne vient plus s’imposer. 



4.3 - Missions :

- 8 missions ont été effectuées à la Grande Comore dont 6 dans la zone du Karthala et 2 dans le massif de la grille.

- 2 missions dans l’île de Mohéli (une mission dans la zone de Mledjele et une dans la zone de Mze Koukoule)

- 1 missions à Anjouan effectué dans la zone du Ntringui.

En somme 11 missions ont été effectuées dans l’ensemble des 3 îles.

4.4 – Résultats :

L’objectif principal de ce projet est donner une liste exhaustive des espèces végétales menacées des îles Comores (liste rouge des espèces végétales des Comores). Dans l’ensemble de la réalisation de ce projet les connaissances suivantes seront attendues :



  • Renforcement des capacités scientifiques des équipes impliquées dans ce projet.

  • Production d’articles scientifiques dans les revues internationales

  • Le statut écologique de ces espèces (flore associée, potentielle de régénération, distribution géographique…) sera connu et la caractérisation écologique (structure de la végétation, évolution spatio-temporelle…) de leurs habitats sera obtenue

  • Elaborer une liste rouge des espèces végétales les plus menacées

  • Mettre à dispositions des données fiables pour la gestion durable et la conservation des écosystèmes forestiers des îles Comores.

  • Avoir des modalités fiables pour la protection des espèces menacées et d’un développement de l’écotourisme comorien.

Pour connaître au préalable les espèces végétales exploitées par l’Homme il est nécessaire de faire recours aux enquêtes ethnobotaniques.ainsi plusieurs espèces végétales ont été récoltées et sont utilisées dans diverses manières. Les habitants utilisent les végétaux dans plusieurs domaines pour leurs activités quotidiennes :

  • construction des habitations

  • source d’énergie de ménages

  • source d’énergie pour la distillation des huiles d’ylang yalng.

  • Plantes médicinales

Les listes des espèces recensées lors des enquêtes sont présentées sur les tableaux ci-dessous :

  1. Liste des espèces recensées dans la zone Ntringui à ANJOUAN lors des enquêtes.




Familles

Noms scientifiques

Noms vernaculaires

utilisations

Indice (%)

ARALIACEAE

 


Polycias sp

Mtebeya

Planches, bois de construction, bois de chauffe

22

Cussonia spicta

Mtrguemwe

Planches, bois de construction, bois de chauffe

43,5

ASTERACEAE

Brachylaena ramiflora var. comoriensis

Mchélélé

Planches, bois de construction, bois de chauffe

86,6

BIGNONIACEAE

Ophiocolea floribunda

Mdzinkindri

Bois de construction, bois de chauffe

24,2

CLUSIACEAE

Calophyllum sp

Mtrouwagnigni

Planches, bois de construction, bois de chauffe, pirogue

76,25

CUNONNIACEAE

Weinmannia comoriensis

Mkindrinkindri

Planches, bois de construction, bois de chauffe

100

ERYTHROXYLACEAE

Erythroxylum sphaeranthum

Mgnafoundre

Bois de construction, bois de chauffe

32,3

EUPHORBIACEAE

Orphillea coriacea

Chivoundze

Bois de construction, bois de chauffe, Manches, artisanat

19,5

FABACEAE

 


Caliandra sp

Kadji

Planches, bois de construction, bois de chauffe, médicinales

20,32

Albizzia lebbeck

Mjilandze

Bois de construction, bois de chauffe, Pirogues

18

FLACOURTIACEAE

Aphloia theaeformis

Chivissa chidou

Planches, charbon, bois de chauffe, construction, médicinales

21,3

ICACINACEAE

Apodytes bebile

Mondro

Planches, bois de construction, bois de chauffe, médicinales

15,57

LAURACEAE

 


Cryptocaria sp

Mfouwapevo

Planches, bois de construction, bois de chauffe

10,19

Ocotea comoriensis

Mrebwe

Planches, bois de construction, bois de chauffe, médicinales

100

LOGANIACEAE

 

 



Anthocleista grandiflora

Mpapa

Bois de construction, bois de chauffe, fourrages, médicinales

58,42

Nuxia pseudodenta

Mwaha

Bois de construction, bois de chauffe, médicinales

53,1

Strichnos madagascariensis

Chipopo

Planches, bois de construction, bois de chauffe, artisanat

45,23

MELIACEAE

Kaya comoriensis

Mpori

Planches, bois de construction, bois de chauffe

100

MONIMIACEAE

Tambourissa leptophylla

Mdjarou

Planches, bois de construction, bois de chauffe, médicinales

53,62

MORACEAE

 

 



Ficus sp

Chihoui

Bois de construction, bois de chauffe, fourrages

25,73

Ficus lutea

Vouvou

Planches, bois de construction, bois de chauffe, médicinales

53,62

Ficus pyrifolia

Dzinguara

Planches, bois de construction, bois de chauffe, médicinales

55,32

MYRTACEAE

Psidium cattleyanum

Mtsongoma

Bois de construction, bois de chauffe, médicinales

42

SAPINDACEAE

Filicium decipiens

Mtsinguiziou

Bois de construction, bois de chauffe

 

SAPOTACEAE

Gambeya boiviniana

Mimbanjewu

Planches, bois de construction, bois de chauffe

52,7

2- Liste des espèces recensées dans la zone Mledjele et Mze Koukoule à MOHELI lors des enquêtes.

Noms scientifiques

Noms

vernaculaires

Utilisation

Indice
(%)


2 - Albizia glaberrima

Mdjindje

construction, pirogue, bois de chauffe,

61,65

3 – Weinmannia comorensis

Mrikudi

menuiserie, chevron, planche charpente, bois d’œuvre

73,38

4 -

Msiguizou

construction, bois de chauffe

15,8

5 – Phyllartron comorensis

Shivounze

construction, bois de chauffe

29,18

6 - Alangium salviifolium

Mzilidzi

construction, bois de chauffe, chevron, planche

50,52

7 - Ocotea comorensis

Mrebwe

chevron, planche, bois de chauffe

65,76

8 – Brachylaena ramiflora var. comorensis

Mtrouagnigni

construction, bois de chauffe

63,5

9 – Nuxia pseudodenta

Mwaha

construction, bois de chauffe

69,16

10 – Khaya comorensis

Mtakamaka

menuiserie, bois de chauffe, planche, chevron

73,06

11 – Macaranga bailloni

Mkangani

planche, chevron, bois de chauffe

5,5

12 –Sorindeia madagascariensis

Mtsididi

construction, bois de chauffe

41 ,95

13- inconnu

Mdjandjan

construction, bois de chauffe

22,9

14 -inconnu

Mridadi

construction, bois de chauffe

28,97

15 -inconnu

Mripoundra

construction, chevron, bois de chauffe

28,97

16 – Tambourissa leptophylla

Mtroundroua

alimentaire (thé, bouilli), bois de chauffe

55,9

17 –Breonia chinensis

Mchangama

planche, chevron, bois de chauffe, construction

78,6

18 – Chrysophyllum boivinianum

Mimbanjewu

planche, chevron, bois de chauffe, construction

67,52

19 – Broussonetia greveana

mhouyoumadji

Pirogue, bois de chauffe, planche

39,36

20 – Ficus lutea

Mvouvou

planche, chevron, fourrage, bois de chauffe

25

21 – Raphia farinifera

Mvagati

construction, artisanat,

80,5

22 – Hibiscus tiliaceus

Mwaro

construction, les écorces sont utilisées comme corde

56,26

23 – Syzygium sakalavarum

Chikele

chevron, planche, construction, bois de chauffe

80,52

24 – Eugenia jambolana

Mzabaraw

chevron, planche, bois de chauffe, construction

39,35

25 -inconnu

Mhonko

construction, bois de chauffe, remède

11,05

26 - Litsea glutinosa

Mzavokamaro

construction, bois de chauffe

39,35

27 -inconnu

Mfoure

construction, bois de chauffe

11,05

28 –Polysphaeria multiflora

Mhamboimtrou

fourrage, construction, bois de chauffe

30,18

29-inconnu

Mkarare

construction, bois de chauffe

30,18

30 –Phoenix rectinata

Mlala

construction, natte, panier, sac, chapeau (artisanat), brosse dents (nervure principale de la feuille)

15,63

31-Mimusops comorensis

Mkangnaro

construction, fabrication des boutres, bois de chauffe

10,55

32- Aphloia theaeformis

Mfadrabo

Thé, construction, bois de chauffe

41,03

33-Dracaena sp

Mdogori

planche, ornementation, construction, bois de chauffe

27,2

34 - Trema orientalis

Mbvessi

planche, bois de chauffe

19,03

35 – Terminalia catapa

Mkadari

planche, chevron, bois de chauffe, construction

31,02

36 - Callophylum comorense

Mtrondronvouzi

planche, chevron, bois de chauffe, construction

65,33

37 – Brachylaena comorense

-hadza

chevron, construction, bois de chauffe

61,13

38 – Anthocleista grandiflora

Mpapa

remède, médicine, bois de chauffe

10

39-inconnu

Mbarabahi

construction, bois de chauffe, menuiserie, planche, chevron

53,34

40 -inconnu

Mfili

menuiserie, construction, planche, bois de chauffe

14,33

41 – Phyllantus comorensis

mroundrasole

fourrage, construction, planche, bois de chauffe

43, 22

42 – Saba comorensis

Mbougwé

Corde pour la construction des clôtures, corde pour les zébus et remèdes

43, 22

43 – Mangifera indica

Mmaga

Bois de chauffe, aliment, bois d’énergie

88,8

44 – Cocos nucifera

Mnadzi

Planche, chevron, balais, construction, produits artisanaux

82,5

3- Liste des espèces recensées dans la zone Karthala à la GRANDE COMORE lors des enquêtes.




Familles

Noms scientifiques

Noms vernaculaires

Utilisations

AGAVACEAE

Dracaena grandifolia

Mtsangaya

Fourages, plantes ornementales

ANACARDIACEAE

Mangifera indica

Myembé

Construction, Charbon, Menuiserie

ARALIACEAE

Cussonia spicta

Gastonia sp

Mtsoudji

Mmia


Fourrage,

Fourrage, Engrais vert



ARECACEAE

Cocos nucifera

Mnazi

Alimentaire

ASTTERACEAE

Brachylaena ramiflora

Helichrysum fulvescey

Ndrihali ngouwu

Unonoi djeichi



Construction, Bois d’oeuvre

Médicinales



BALSAMINACEAE

Impatiens sp

Kambaya(tridimbé)

Médicinales, Plantes ornementales

CANNELACEAE

Cynnamonum zeylanicum

Mdarassini

Alimentaire, Médicinales

CUNONIACEAE

Weinmania comoriensis

Mrikoudi

Construction, Menuiserie, Bois d’oeuvre

EBENACEAE

Diospyros sp

Ndrihali mwigni

Construction, Menuiserie

ERICACEAE

Morela spatulata

Philippia sp

Ivoulé

Msantri


Charbon, Bois de chauffe

Charbon, Bois de chauffe



EUPHORBIACEAE

Cleistantus sp

Macaranga bailloniana

Msimantsi

Mgangani


Construction

Construction, Fourrage, Menuiserie



FABACEAE

Albbizia glabeirima

Oxalis corcunata

Mgegéyé

Udzia


Alimentaire, Bois d’oeuvre

Médicinales



FLACOURTIACEAE

Aphloia theaeformis

Mfandrabo

Alimentaire, Construction

GUTTIFEREAE

Khaya comoriensis

Mtakamaka

Construction, Menuiserie

LAURACEAE

Ocotea comoriensis

Mkafré

Construction, Menuserie

LOGANIACEAE

Anthocleista grandifolia

Nuxia sp

Mdongori

Mwanga


Fourrage, Construction

Bois de chauffe, Construction



MONIMIACEAE

Tambourissa sp

Mbessa (Mledjeza)

Médicinales, Construction

MORACEAE

Ficus sp

Ficus sp

Ficus sp

Mzigara(Mhiyi maj)

Mfili wamsirou

Mribondzi


Fourrage, Construction

Construction, Bois d’oeuvre

Menuiserie


MYRTACEAE

Eucalyptus sp

Eugenia comoriensis

Mkinini/ Mkalpis

Mrimwewu


Médicinales, Construction

Construction



PIPERACEAE

Peperomia sp

Mdara

Médicinales

POLYPODIACEAE

Platycerium alcicorne

Nkoudjou ya mdri

Plantes ornementales, Médicinales

RUBIACEAE

Gyrostipula comoriensis

Coffea humblotiana

Mtrankouni

café


Construction, Plantes ornementales, Bois d’oeuvre,Médicinales

Alimentaire



RUTACEAE

Tecleia sp

Boviliana sp

Citrus aurantifolia

Moingouli

Mrimoudu


Mvuraba

Menuiserie, Construction

Djinni ou esprit



Médicinales, Alimentaire

SALICACEAE

Scolopia sp

Mkankoho

Cosmétique

SAPOTACEAE

Chrysophylum boivinianum

Msouloubari

Construction

STERCULIACEAE

Dombeya sp

Mhadaya msiru

Construction

URTICACEAE

Obetia radula

Ndjeni

Médicinales




Ocimum sp

Kandza mzadé

Djinni, Construction







Bidjo

Construction, Djinni ou esprit







Mpakanga

Djinni ou esprit, Construction







Mwantrani

Fourrage, Djinni ou esprit







Mbounoir

Fourrage, Alimentaire







Mtrobwé

Bois de chauffe
3- Liste des espèces recensées dans la zone de la grille à la GRANDE COMORE lors des enquêtes.


FAMILLES

NOMS SCIENTIFIQUES

NOMS VERNACULAIRES


UTILISATION

Indice

I (%)

LAURACEAE

Ocotea comorienisis

Mkafouré

Construction, Menuserie

100

CUNONIACEAE

Weinmannia comorensis

Mrikoudi

Construction, Menuiserie, Bois d’oeuvre

100

MONIMIACEAE

Tambourissa leptophylla

Mledjeza

Médicinales, Construction

100

FLACOURTIACEAE

Aphloia theaeformis

Mfandrabo

Alimentaire, Construction

100

MYRTACEAE

Eucalyptus sp

Mkaliptus

Bois d’oeuvre,Construction Charbon, Menuserie

100

 MYRTACEAE

Eugenia comorensis

Mrimweou

Bois d’oeuvre,Charbon, Menuserie

98

LOGANIACEAE


Nuxia pseudodenta

Mwanga

Bois d’oeuvre,Charbon, Menuserie

98

RUTACEAE

Tecleia Sp

Mwangouli

Bois d’oeuvre,Construction, Menuserie

98

MYRTACEAE

Psidium cattleyanum

Msongoma

Bois d’oeuvre,Construction ,Charbon, Menuserie

97

EUPHORBIACEAE

Macaranga bailloniana

Mouhangani

Fourrage,Charbon,Menuserie

83

EBENACEAE

Diospyros sp

Mrihali mwegne

Construction, Menuiserie

74

 SAPOTACEAE

Chrysophylum boivinianum

Msoulbary

Construction

67

 FABACEAE

Albizia lebbeck

Mdjedjé

Fourrage, engrais verts, Menuiserie

57

 PIPERACEAE

 Peperomia sp


Mdara

Médicinales

51

OLEACEAE

Olea lanceolata

Ndrihali

Menuiserie, Construction

51

 RUTACEAE

 Vepris illiotii

Mwatrani

Construction, Menuiserie

23

 ASTERACEAE

Brachylaena ramiflora

Mrihali ngou

Construction, Menuiserie, Bois d’oeuvre

20

LOGANIACEAE

Anthocleista grandifolia

Mdongori

Fourrage, Construction

19

LOGANIACEAE


 Nuxia oppositfolia

Hangani

Construction, Menuiserie, Bois d’oeuvre

19

 MYRSINACEAE

Rapaena comorensis

Mkonko

Charbon, Menuiserie

14

 CANNELIACEAE

 Cynnamomum zeylanicum

Mdarassiné

Médicinales, Alimentaire

13

CELASTRACEAE



 Brexia madagascariensis

Mtsombaha

Bois d’oeuvre, Menuiserie

13

 PIPERACEAE

 Piper capens

Ramboumsirou

Médicinales

13

MELIACEAE

Khaya comorensis

Mtakamaka

Construction, Médicinales

6

 EUPHORBIACEAE

Cleistanthus sp

Mzimantsi

Construction, Menuiserie

6



4.5 – Publications, communications en cours ou réalisées :

Andilyat, M.A., 2007. Eude écologique de la forêt du Mont Karthala (Grande Comores): Ethnobotanique, Typologie, Régénération naturelle, évolution spatio-temporelle et zonation potentielle en site de conservation, Mém. DEA, Eco V, Dép. Biologie et Ecologie Végétale Univ d’Antananarivo, 124p.

Anli M. ,2008.Etude écologique des dix espèces végétales les plus utilisées des Massifs forestiers du mont Mze Koukoule (MOHELI) : Statuts écologiques, caractérisation de l’habitat, distribution géographique en vue d’une création d’une aire protégée terrestre. Mém. DEA, Eco V, Dép. Biologie et Ecologie Végétale Univ D’Antananarivo,.88p.

Daroussi. A. & Roger .E . 2007 .Etude écologique des 5 espèces végétales les plus utilisées du Massif Forestier du Mont Ntringui (Anjouan). Dep. Biologie et Ecologie Végétales. UNIV. ANTANANARIVO.

Anllaouddine. A. (en cours). Etude écologique des espèces végétales les plus utilisées du massif forestier de la Grille (Grande Comore). Mém. DEA, Eco V, Dép. Biologie et Ecologie Végétale Univ d’Antananarivo.

El- Faris (en cours). Etude écologique des espèces végétales les plus utilisées de la région nord de l’île de Mohéli. Mém. DESS, Biologie de la conservation, Dép. Biologie Animale Univ d’Antananarivo.

4.6 – Thèses, mémoires, enseignement et animation scientifique :

  1. Une Thèse de Doctorat de Troisième Cycle au Département de Biologie et Ecologie Végétales de l’Université d’Antananarivo sera soutenu dans la réalisation de ce projet.

  2. 2 mémoires de DEA ont été déjà présentés. DBEV. Univ. d’Antananarivo.

  3. 1 mémoire de DEA en cours et 1 mémoire de DESS sont en cours de réalisation qui seront soutenus probablement à la fin de l’année 2008.Univ. Antananarivo

  4. Une conférence a été faite en juin 2008 sur l’importance écologique des espèces végétales les plus utilisées des forêts des Comores. UNIV. Comores.

  5. Le module « ETHNOBOTANIQUE » est enseigné en licence 3 de Science de la Vie et Science de la Terre et de l’Environnement depuis l’année 2007 à la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université Des Comores.


5. Perspectives :

L’archipel des Comores ne possède pas d’aires protégées terrestres. Depuis des années le gouvernement comorien a mis sa stratégie de développement durable sur la conservation de la biodiversité afin qu’il puisse développer l’écotourisme. C’est dans cette optique que ce projet s’est inspiré pour apporter un soutien écologique dans la réalisation de ce plan d’action. Sur le plan académique, ce projet est porté par la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université des Comores, c’est une institution très jeune en pleine expansion qui a besoin des enseignants qualifiés pour remonter son niveau académique. L’implication des équipes de l’Université des Comores en majorité des enseignants sera un atout majeur pour avancer leurs recherches à une « barre très haute » et profiter une expérience scientifique. Quelle est la liste des espèces végétales menacées des Comores ? Quels sont leurs habitats respectifs ? Les réponses à ces questions qui ont une importance majeure dans l’ouverture d’une aire protégée seront données dans ce projet avec un délai assez court. Le projet « Evaluation écologique des espèces végétales les plus utilisées des Comores » répond avec pertinence les besoins de l’Union des Comores en matière de gestion de la biodiversité.


6. Analyse critique de l’équipe sur SEP :

(Maximum une demi page - Quels sont les principaux regrets que les équipes nourrissent vis-à-vis des instances en charge du fonctionnement de SEP ? - MAE, SCAC, Correspondants, Coordinateurs, Régies IRD, Secrétariat Exécutif)

Depuis la signature de la convention du projet, nous n’avons reçu aucun euro pour la réalisation de ce projet. Notre plate forme régionale est à Madagascar et nous nous trouvons aux Comores. La manière dont le responsable de la plate forme a prévu gérer les budgets des projets ne pourra pas convenir aux Comores dans la mesure où une distance importante nous sépare. Le responsable a bien compris cela et il nous a promis de chercher un autre moyen de gérer les projets des Comores jusqu’alors ce moyen n’est pas trouvé. Nous avons exposé le problème au secrétariat à Orléans, personne ne nous a pas répondu, on se sent abandonner dans ce travail, je m’excuse si il y a eu une réponse, Nous ne sommes pas informés. En ma qualité de coordinateur de ce projet, nous avons signé une convention pour la réalisation de ce travail, nous tenons ensemble aux résultats de ce projet. Alors nous vous demandons une suite favorable pour résoudre ce problème financier pour que le projet puisse continuer normalement. je ne souhaitait pas présenter des regrets en vers les collaborateurs de ce projet mais la situation impose.


7. Remarques générales et conclusions :

Les utilisations des plantes par les populations sont les mêmes dans l’archipel, mais le taux de consommation pourrait varier suivant l’île. En général, le domaine qui consomme plus de bois dans l’ensemble de l’archipel est l’énergie des ménages puis s’ajoute dans l‘île d’Anjouan les distilleries des huiles d’ylang ylang. Le bois est pour les ménages urbains et ruraux le combustible le moins cher et le mieux adapté aux traditions culinaires des Comores.

Cette phase qui a fait l’objet de ce présent rapport concerne seulement le recensement des plantes utiles par les populations et le cadre socioéconomique des utilisateurs. La population aux Comores n’a pas l’habitude de voir des personnes enquêter sur la forêt et encore moins des Comoriens. Notre présence a donc suscité beaucoup de curiosité et surprise chez les habitants. Toute fois nous avons remarqué des lacunes assez graves reposant sur la méconnaissance des plantes forestières (ignorance et confusion des noms vernaculaires, méconnaissance de la période de floraison des espèces cibles). Seules les plantes les plus utilisés et rudérales sont bien connues. Il y a l’absence du réflexe environnemental chez la majeure partie de la population.  Il est à préciser que les connaissances empiriques sur les plantes ne sont possédées que par les vieilles générations. Un vide incontestable est constaté chez l’actuelle génération.

Signature du coordinateur de projet :


19/11/2008
AHAMADI Daroussi Oili

CADRE RESERVE A L’ADMINISTRATION  :
Ce rapport d’activités a été vérifié le 6 février 2009 par Richard Chapel, responsable administratif de SEP.

Les différentes rubriques ont été correctement remplies.
ANNEXES

ANNEXE 1 : Rapport de missions dans l’île d’Anjouan.
Objet : enquêtes ethnobotaniques et socioéconomique des localités de Chandra, Drindri, Tsembehou et Ligoni autour des forets denses humides de mont Ntringui:

1) Milieu d’étude

Chandra, Dindri et Tsembehou se trouve dans la cuvette de Bambao Mtrouni et se situe à 4 km à vol d’oiseau du Mont Ntringui. Ligoni se trouve dans la région de Pomoni à 5 km à vol d’oiseau du massif Ntringui.



Localités

Altitude (m)

Nombre de manages

Coordonnées géographiques

Distance entre la localité et la forêt (Km)

Ligoni

146

702

44°24’58’’E

12°15’34’’S



5

Chandra

440

881

44°27’54’’E

12°11’57’’S



4

Dindri

546

1009

44°25’7’’E

12°12’50’’S



3

Tsembehou

500

1301

44°27’48’’E

12°12’36’’S



3,5

Les habitants ont comme principale activité l’agriculture, l’élevage, la pêche et quelques activités informelles.

  • utilisations des espèces

Les habitants utilisent les végétaux dans plusieurs domaines dans leurs vies quotidiennes. Bois de construction, bois de chauffe, bois d’œuvre, bois de chauffe et plantes médicinales.

Bois de construction : les maisons en bois dominent les villages même les maisons en dur, les clôtures sont en bois. La chaux est produite par la cuisson des coraux à partir des fours confectionnés avec des gros troncs d’arbres. Ce procède consommé une grande quantité de bois d’énergie. Actuellement, la production et l’utilisation de la chaux n’existent pas à cause du manque du bois et du corail et de la disponibilité du ciment au Marché.

Bois de chauffe : le bois reste toujours la principale source d’énergie de ménages dans ces villages.

  • Nombre d’espèces recensées

Nous avons recensé 20 espèces autochtones aux cours des enquêtes. D’autres espèces exotiques ont été recensées mais ils ne figurent pas dans la liste.


  • Durée de la mission : 20 jours


ANNEXE 2 : Rapport de missions dans l’île de Mohéli.
Les enquêtes ethnobotaniques ont été menées auprès des populations riveraines dans le but d’avoir des informations sur les espèces les plus utilisées, leur mode d’utilisation, leur lieu de récolte et la quantité disponible dans leur habitat naturel. Ce sont des enquêtes ouvertes effectuées dans les localités suivantes : Wallah I et II, Ndrodroni, Nioumachoua, Mirigoni, Barakani

Localités

Coordonnées GPS

Nombre de personnes enquêtées sur la population totale d’une localité

Distance (km) à vol d’oiseau entre localité – forêt

Wallah I

Alt : 6m

Lat : 12°32’4823 ’’

Long : 43°66'146’’


11/268

1,39

Wallah II

Alt : 46m

Lat : 12°20'769’’

Long : 43°40'206’’


25/268

2

Ndrodroni

Alt : 82m

Lat : 12°20'806’

Long : 43°40'652’’


36/2009

1,28

Nioumachoua

Alt : 09m

Lat : 12°21'994’’

Long : 43°43'046’’


40/8433

2,17

Mirigoni

Alt : 39m

Lat : 12°18'134’’

Long : 43°33'232’’


30/786

1,50

Barakani

Alt : 69m

Lat : 12°17'483’’

Long : 43°37'962’’


15/1061

1,33

Source : CNPS, 2005

Alt : altitude, Lat : latitude, Long : longitude



Remarque : Les faibles effectifs des personnes enquêtées Par rapport à la population totale sont dûs au faite que les enquêtes s’adressaient surtout aux adultes (paysans, pêcheurs, …) or la population totale représentait le recensement de différentes couches sociales.

Catégorie des personnes enquêtées

Nos enquêtes s’adressaient surtout aux paysans (Hommes et Femmes), aux exploitants (bûcherons, menuisiers…), pêcheurs ainsi qu’aux acheteurs.


Bilan des enquêtes


La population de Mohéli comme la plupart des habitants de l’archipel fait recours aux plantes pour satisfaire certains besoins quotidiens dans différents domaines : agro pastoral, alimentaire, sanitaire, énergétique, construction, ornementation, médicomagique et cosmétique. Les analyses des enquêtes ethnobotaniques et les calculs d’indice d’utilisation de chaque espèce ont montré que les plantes approvisionnant l’île toute entière proviennent des massifs forestiers de Mzékukulé soit du versant nord ou du versant sud et de ses environs.

Durée de la mission : 30 jours

ANNEXE 3 : Rapport des missions dans le Kathala à la Grande comore.
Le massif du Karthala, se trouve au centre Sud de l’île à une altitude comprise entre 500 et 2000 m; avec les coordonnées géographiques suivantes : longitude de 43°15'45" et 43°15'26" et une latitude de 11° 49'30"et 11° 44'00". Le massif du Karthala comprend deux grandes forêts : une forêt dense humide sur le flanc occidental et une forêt sèche du côté oriental. La forêt dense humide de montagne est caractérisée par une composition floristique très variée suivant le versant, l’exposition, le microclimat et l’altitude ainsi que le degré d’ancienneté des coulées de lave.
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