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Qu’est-ce qu’un décrocheur ?


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Les décrocheurs

  • Qu’est-ce qu’un décrocheur ?

Définition officielle : Le décrocheur, ou sortant sans diplôme ni qualification, est l’élève inscrit une année donnée et qui n’obtient ni diplôme ni qualification durant l’année considérée et n’est pas inscrit l’année suivante dans une formation général ou professionnelle.


Certains sont inscrits sur la liste de l’école mais sont absents de l’école – Absence chronique, « drop out »

Certains sont sur les bancs de l’école mais « désengagés » ou « décrochés de l’intérieur », « drop in » parce qu’obligés d’être à l’école.


Pierre Potvin 2008


  • Les différents types de décrocheurs

La typologie de Janosz (1996)


Janosz (2000) a organisé sa typologie autour de quatre types de décrocheurs, soit les discrets (40 %), les inadaptés (40 %), les désengagés (10 %), les sous-performants (10 %). Les discrets ont un profil scolaire semblable à celui des futurs diplômés, mais avec un rendement scolaire un peu faible ; ce sont ceux qui présentent le meilleur pronostic des quatre types. Les inadaptés montrent un profil scolaire et psychosocial négatif, auquel sont associés des échecs scolaires répétés, des problèmes de comportement, de la délinquance, etc. Seules des stratégies intensives et multidimensionnelles réussissent à procurer le support psychosocial nécessaire à ces jeunes. Le troisième type, les désengagés, regroupe des jeunes sans problèmes majeurs de comportement, mais à qui le manque de motivation et le désengagement nuisent considérablement. Ce sont des candidats naturels pour des projets à haute teneur motivationnelle. Les sous-performants pour leur part se caractérisent par un fort désengagement face à l’école, et présentent des problèmes récurrents d’apprentissage. Un dépistage rapide et un encadrement individuel soutenu comptent parmi les stratégies qui peuvent aider cette clientèle dont le pronostic demeure le plus sombre. Le tableau 1 décrit la typologie et les interventions optimales associées à chaque type de décrocheurs potentiels.

Quelques précisions sur les quatre types de décrocheurs potentiels selon Janosz et Leblanc:



Discrets :

Élèves démontrant un profil analogue à celui des futurs diplômés. Ils aiment l’école, se sentent engagés dans leur scolarisation et ne présentent aucun problème de comportement apparent. Ils affichent cependant un rendement scolaire un peu faible. Souvent, ces élèves viennent d’un milieu socioéconomique plus favorisé, mais traînent malgré tout des difficultés depuis le primaire ou le début du secondaire. Dans leur cas, un suivi psychopédagogique aura manqué.

Inadaptés :

Élèves ayant un profil scolaire et psychosocial fort négatif, où les échecs scolaires et les problèmes de comportement se multiplient. Le faible soutien familial et les nombreuses difficultés qu’ils expérimentent les mènent très souvent vers la trajectoire de la délinquance. On remarque chez ces jeunes que les difficultés surviennent vers l’âge de 15 ans, au deuxième cycle du secondaire. Ils présentent des comportements d’indifférence, de négativisme, d’absentéisme et font une consommation exagérée d’alcool et de drogues.

Désengagés :

Élèves parvenant à obtenir des résultats scolaires dans la moyenne et n’affichant aucun problème de comportement. Se disent néanmoins très désengagés de leur scolarisation.

Sous-performants :


Élèves aux prises avec des problèmes d’apprentissage, se disant très désengagés de leur scolarisation, mais ne présentant aucun problème de comportement. Ces élèves fréquentent l’école pour «faire du temps» en restant à l’affût de la première porte de sortie qui se présentera à eux.

Tableau 1 : Type de décrocheurs potentiels et interventions optimales, Janosz, 1996





La typologie de Fortin (1999)


Fortin (1999) a réalisé une étude longitudinale sur le décrochage scolaire au secondaire auprès de 800 adolescents de 12-13 ans. Il a repéré dans cet échantillon 317 élèves à risque de décrochage scolaire (39 %), qu’il a regroupés sous quatre types. Le type 1, qualifié de délinquance cachée (G1), le type 2 défini comme peu intéressé (G2), le type 3 caractérisé en trouble du comportement et en difficultés d’apprentissage (G3) et le type 4 désigné dépressif (G4). Fait à remarquer, 60 % des élèves à risque présentaient des difficultés comportementales intériorisées ou extériorisées.

Chacun des groupes a été identifié à l’aide de tests cliniques qui évaluaient des dimensions-clé présentes chez les élèves à risque. Trois grandes catégories de dimensions ont émergé, soit celles d’ordre personnel, familial et du climat de la classe, auxquelles ont été associées plusieurs autres caractéristiques. À la catégorie d’ordre personnel sont associées les caractéristiques de performance scolaire, l’attitude des enseignants, la dépression, la motivation, les troubles de comportement et la délinquance. Les caractéristiques de cohésion, d’organisation, de soutien affectif et de contrôle parental sont reliées à la catégorie d’ordre familial tandis qu’au climat de classe sont associés l’ordre et l’organisation. À partir des résultats aux différents tests cliniques, le chercheur a pu noter la performance (fort, moyen ou faible) de chacun des groupes et ainsi relever les caractéristiques où les groupes étaient les plus vulnérables en vue de planifier les interventions les plus aptes à répondre à leurs besoins. Ainsi, le tableau 2 montre que le groupe 3 (troubles du comportement) nécessite une intervention dans toutes les sphères reliées au plan personnel (sauf en motivation). Tous les groupes, sauf le groupe 2 (peu intéressé), appellent une intervention dans les sphères d’ordre personnel, alors que tous les groupes demandent qu’on intervienne par rapport au climat de classe.


Tableau 2 : Typologie de Fortin (1999)



L’abandon scolaire au secondaire : prévention et interventions, Andrée Robertson et Pierre Collerette. Revue des sciences de l'éducation, Volume 31, numéro 3, 2005, p. 687-707

Éditeur : Revue des sciences de l'éducation, ISSN : 0318-479X (imprimé)  1705-0065 (numérique) DOI : 10.7202/013915ar

La nouvelle Typologie d’élèves à risque décrochage, Potvin, Fortin, Girard (2006)
Le type « peu intéressé » 40 % des élèves à risque de décrocher.

Le type « troubles de comportement et difficultés d’apprentissage» 30 % des élèves à risque de décrocher.

Le type « conduites antisociales cachées » 19 % des élèves à risque de décrocher (agressions mineures cachées, vandalisme, vols à l’étalage, vente

de drogue, etc.).

Le type « dépressif » 11 % des élèves à risque de décrocher.
Le type conduites antisociales cachées
Personnel

La performance scolaire est bonne mais légèrement sous la moyenne.

• Perceptions positives des enseignants qui les décrivent comme ne présentant pas de problème de comportement.

• Conduites antisociales cachées.

• Haut niveau de dépression (limite du seuil clinique).

Familial


Ils vivent plusieurs problèmes familiaux.

• Peu de cohésion familiale.

• Peu d’expression familiale.

• Peu d’organisation familiale.

• Peu de soutien affectif.

• Peu de contrôle parental.


Classe


Ils perçoivent peu d’ordre et peu d’organisation en classe.

Le type peu motivé / peu intéressé par l’école


Personnel

Leur performance scolaire est très bonne.

• Perceptions positives des enseignants qui les décrivent comme ne présentant pas de problèmes.

• Niveau de dépression légèrement plus élevé que la moyenne.

• Peu motivés en classe et, de façon générale, ils s’ennuient à l’école.


  • Groupe le pus nombreux et le moins à risques

Familial

Ces élèves proviennent de familles qui présentent un bon fonctionnement mais les parents leur offrent peu de soutien affectif.



Classe

Ils perçoivent peu d’ordre et peu d’organisation en classe.


Le type présentant des problèmes de comportement
Personnel

Leur performance scolaire est très faible.

• Les enseignants les décrivent comme présentant beaucoup de problèmes de comportement.

• Beaucoup de problèmes de délinquance.

• Niveau assez élevé de dépression.


Familial

Ils vivent plusieurs problèmes familiaux.

• Peu de cohésion familiale.

• Peu d’expression familiale.

• Peu d’organisation familiale.

• Peu de soutien affectif

• Peu de contrôle parental.



Classe

Ils perçoivent peu d’ordre et peu d’organisation en classe.


Le type dépressif

Personnel

Leur performance scolaire est très bonne (dans la moyenne).

• Les élèves que les enseignants perçoivent le plus positivement et décrivent comme présentant le moins de problèmes de comportement.

• Très haut niveau de dépression (au-delà du seuil clinique) (41% rapportent penser au suicide).

Familial


C’est le groupe qui présente le plus de problèmes au niveau :

• de la cohésion familiale

• de l’expression familiale

du soutien affectif

• de l’organisation familial

• du contrôle familial.


Classe


Ils perçoivent peu d’ordre et peu d’organisation en classe.
Évaluation des types d’élèves à risque de décrochage scolaire,9e colloque des psychoéducateurs en milieu scolaire,UQTR novembre 2006. Potvin, Fortin, Girard


Typologie, dépistage et interventions


La diversité des types de décrocheurs signifie que plusieurs voies mènent vers l’abandon prématuré des études au secondaire, et c’est pourquoi les chercheurs insistent sur l’importance de considérer le profil particulier de l’individu en difficulté pour accroître la pertinence des interventions. Janosz, comme d’autres chercheurs (Cairns et al., 1989), privilégie une approche transactionnelle centrée sur les individus et les interactions avec leur environnement plutôt qu’une approche linéaire centrée sur les variables.

Dans cette perspective, avec une classification des élèves à risque de décrocher, on peut mettre en place des interventions différentielles (Janosz, 2000) permettant un appariement optimal entre les interventions et les besoins spécifiques des décrocheurs potentiels. L’intervention différentielle suppose qu’il n’y a pas de modalité d’intervention unique qui soit efficace auprès de tous les adolescents en difficulté ; pour aider l’adolescent et maximiser les chances de réussite des interventions, il serait plutôt nécessaire d’apparier les stratégies d’intervention aux facteurs les plus déterminants de chaque problématique (Le Blanc et al., 1993).



L’abandon scolaire au secondaire : prévention et interventions, Andrée Robertson et Pierre Collerette. Revue des sciences de l'éducation, Volume 31, numéro 3, 2005, p. 687-707

Éditeur : Revue des sciences de l'éducation, ISSN : 0318-479X (imprimé)  1705-0065 (numérique) DOI : 10.7202/013915ar





  • Les facteurs de risque (non exhaustifs)


Éléments concourant à accroître les risques de décrochage scolaire chez les jeunes. Les facteurs de risque reliés au décrochage scolaire sont nombreux, complexes et interreliés.  Plus un jeune est concerné par un nombre important de facteurs de risque, plus il court des risques d’abandonner l’école. Les facteurs de risque peuvent être de quatre ordres. Ils peuvent être liés au milieu de vie, à l’école, à la famille ou aux jeunes.

Facteurs de risque liés au milieu de vie


  • Pauvreté économique

  • Pauvreté sociale

  • Peu de services sociaux et communautaires

  • Peu de services de loisirs et culturels (bibliothèque)

  • Logement inadéquat

  • Difficultés de transport et de déplacement

  • Isolement géographique

  • Présence de groupes criminalisés ou de pairs déviants

  • Absence de valorisation de l’éducation

Facteurs de risque liés à l’école


  • Climat de classe et relation maître-élève problématiques

  • Activités scolaires et parascolaires peu adaptées ou inexistantes

  • Grande mobilité du personnel

  • Manque de collaboration entre les divers intervenants, les familles et la communauté

  • Manque de soutien pour les élèves en difficulté

  • Manque de soutien et de valorisation des enseignants

  • Croyance faible en la capacité de réussir des élèves

  • Faible participation du personnel à la vie scolaire

  • Leadership et gestion de changement peu développés

  • Pratiques pédagogiques et éducatives peu adaptées

Facteurs de risque liés à la famille


  • Peu d’implication des parents dans la stimulation, le suivi et l’encadrement de l’enfant

  • Mauvaises habitudes de vie (sommeil, alimentation, activité physique)

  • Problème de santé mentale chez les parents: dépression, dépendance, difficultés d’adaptation, violence

  • Faible scolarité des parents (particulièrement de la mère)

  • Attitudes parentales défavorables envers l’école (peu de valeur, réaction dévalorisante, méfiance, etc.)

  • Pauvreté ou dépendance économique

  • Instabilité de la cellule familiale (incluant déménagements fréquents)

  • Méconnaissance des services socio-communautaires et culturels

  • Faible valorisation de la réussite éducative et de la formation


Facteurs de risque liés aux jeunes et aux difficultés d’apprentissage


  • Dyslexie, dyscalculie, dysgraphie…

  • Problèmes de développement sur le plan du langage, de la psychomotricité, de l’apprentissage, etc.

  • Perception négative de ses habiletés

  • Expérience scolaire peu satisfaisante, échecs

  • Faible lecteur (compétence et désir de lire)

  • Faibles habiletés sociales, rejet par les pairs (isolement)

  • Faible estime de soi

  • Détresse psychologique (dépression)

  • Faible sentiment d’appartenance à l’école

  • Relations conflictuelles (troubles de comportement)

  • Association à des pairs déviants

  • Absence de motivation et d’intérêts personnels

  • Faibles aspirations scolaires et professionnelles (indécision)

  • Mal-être à l’école, refus scolaire,

  • Inhibition scolaire (absence du désir d’apprendre)

  • Mauvaises habitudes de vie, addictions (drogues, alcool, etc.)

  • Difficultés à concilier études et travail rémunéré

  • Peu de temps consacré aux études à la maison

  • Faible investissement dans des activités scolaires ou parascolaires

  • Violence et intimidation, harcèlement

Opposés aux facteurs de risque, les facteurs de protection sont des outils pouvant favoriser la persévérance et la réussite scolaires. Plus un jeune est entouré de facteurs de protection, plus il a de chances de persévérer et de réussir à l’école. Plusieurs de ces facteurs peuvent être stimulés dès la petite enfance.

Quelques exemples de facteurs de protection


  • La valorisation de l’éducation et du diplôme

  • L’encouragement des enfants dans leurs études

  • La valorisation de l’effort chez les enfants

  • L’encouragement à la lecture et au désir d’apprendre

  • L’encadrement des enfants dans leurs périodes de devoirs et leçons

  • La présence de personnes significatives (amis, membres de la famille, corps enseignant, etc.) dans l’entourage du jeune

  • La participation des jeunes à des activités parascolaires

  • L’estime et la confiance en soi développées chez les jeunes

  • Le soutien émotif offert aux jeunes vivant des périodes difficiles

  • Un suivi et un soutien dans les études, assurés par les écoles 

  • Des situations et des moyens d’apprentissage variés offerts aux élèves

  • L’engagement des parents dans les études de leurs enfants

  • Des programmes, mesures, politiques et initiatives concertés et mis de l’avant par le milieu (scolaire, communautaire, institutionnel, etc.) pour favoriser la réussite et la persévérance scolaires

  • Des instruments de dépistage pour les décrocheurs potentiels

  • Des employeurs sensibilisés à la réussite et à la persévérance scolaires qui facilitent la conciliation travail-études





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