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Manon lescaut


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MANON LESCAUT

Une héroïne convoitée !



Introduction



Le drame lyrique en 4 actes, de Puccini fut composé sur un livret à plusieurs mains de Ruggiero Leoncavallo, Marco Praga, Domenico Oliva, Luigi Illica et Giuseppe Giacosa d'après le roman en partie autobiographique de l'abbé Antoine-François Pré­vost d'Exiles (1731)

La musique de Giacomo Puccini fut composée à Vacallo (près de la ville suisse de Chiasso), Lucques et Torre del Lago entre 1890 et octobre 1892, puis créé à Turin, au Teatro Regio, le 1° février. 1893, avec Cesira Ferrani (Manon), G. Cremonini (Des Grieux), Moro (Lescaut), Polonini (Géronte), sous la direction. d'Alessandro Pomé.


La création fut accueillie comme un événement majeur de l'art lyrique en Italie.
Trente rappels la saluèrent : public debout, critique enthousiaste et, une semaine après la première, banquet offert au composi­teur qui, d'emblée, connaissait le succès le plus spectacu­laire de sa carrière. L’œuvre fut redonnée la même année à Buenos Aires, Rio de Janeiro, Madrid et Hambourg, puis à Philadelphie et Londres en 1894, à New York en 1898, en version française à Nice en 1906 et en version originale à Paris, au Théâtre du Châtelet, en 1910.
(la partition est éditée à Milan chez Ricordi, 1893 ; sa durée est 1 h 48 min environ.)
Le premier librettiste de Manon Lescaut fut le compo­siteur et ami de Puccini, R. Leoncavallo. Mais à la suite d'un désaccord, Praga prit le relais avec l'aide du versificateur Oliva. Vint le tour d'Illica et de Giacosa dont le tandem se montra efficace. I 'oeuvre ne connut donc pas moins de 5 librettistes, sans compter les modifications apportées par Puccini et, sans doute, G. Ricordi, pour un livret qui correspondait finalement au tempérament et à l'instinct du musicien italien, bien que Massenet ait traité le même sujet.
I. Le Livret

L’Action suit le roman de l’abbé Prévost et se déroule pendant la seconde moitié du XVIII° siècle. - Acte I. Amiens. Au cours du voyage qui la conduit au couvent, Manon (soprano.) rencontre le chevalier Des Grieux (ténor). Coup de foudre. Mais le vieux trésorier général Géronte (« basso brillante ») désire la jeune femme et veut l'enlever. Lescaut (baryton.) connaît le goût de sa sœur pour les plaisirs et l'incite à quitter le jeune chevalier désargenté pour le riche et vieux libertin



Acte Il Paris. Manon est la maîtresse de Géronte, mais elle n’a pas oubliée Des Grieux. Les deux amants se retrouvent. La scène d’amour passionnée est interrompue par l’arrivée de Géronte qui appelle les gardes du Roi. Manon n’a pas le temps d’emporter ses bijoux ;elle est arrêtée pour vol et prostitution.

Acte III. Le Havre. Manon est condamnée à être déportée en Louisiane. Des Grieux supplie le commandant du navire d’accompagner sa bien aimée. Le commandant se laisse fléchir.

Acte IV . En Amérique. Ayant fui ensemble à La Nouvelle­ Orléans, Manon et Des Grieux tentent de rejoindre une colonie d'Anglais. Manon est épuisée par la traversée du désert. Le chevalier va chercher de l'aide. Lorsqu'il revient, Manon se meurt

II . Analyse musicale

La grande difficulté pour Puccini était de rester fidèle au roman de Prévost sans tomber dans des situations rappelant celles de Massenet dans son opéra.

Malgré tout, le rapprochement demeure inévitable. Les différen­ces éclatent au niveau de l'état d'esprit et de la concep­tion.

Massenet fait de l'héroïne une personne charmante sortie d'un tableau de Fragonard, donc éminemment française ; on éprouve pour elle de la sympathie, voire de la compassion.

Chez Puccini, le portrait de Manon est poussé au noir par quelques détails réalistes frisant le cynisme comme à l'acte II la glace tendue au vieux Géronte «  Guardatevi ! », Regardez-vous !) ;, l'embarque­ment au port du Havre avec l'appel des prostituées !
C'est avec Manon Lescaut que Puccini se révèle pour la première fois comme un homme de théâtre exception­nel, le véritable « héritier de Verdi » (G. B. Shaw).

Une phrase essentielle de Puccini fait mieux comprendre où se situe l'intérêt de cet ouvrage : « Massenet a vu ce sujet à travers la poudre et les menuets, je le voit à travers une passion désespérée. »


Le compositeur se montre d'une habileté remarquable dans le ton qu'il donne à chaque acte: marivaudage au 1° acte ; galanterie et pas­sion au 2e, pathétique au 3e, désolation tragique au 4°.
L'intermezzo des cordes prépare subtilement l'auditeur à passer sans encombre du 2e au 3e acte. Quant à celui-ci - l'embarquement au Havre -, il est magistralement écrit et se déroule sur plusieurs plans:

  • Les adieux de Manon et les pleurs de Des Grieux,

  • L’histoire de Manon racontée par Lescaut,

  • Les réactions des spectateurs venus sur les quais,

  • L’appel des prostituées par le sergent,

  • Les commentaires des groupes.



« Tant sur le plan musical que dramatique, il s'agit là d'une des réalisations les plus originales et les plus hardies qui aient été tentées dans ce domaine » (A. Gauthier.)

D'une manière générale, les chœurs et les ensembles sont traités avec beaucoup de soin, Puccini excellant dans l'art de combiner les émotions d'une manière réaliste.

Le musicien ne recule pas devant le pastiche et son orchestre est très, riche en couleurs.

Ainsi, l'acte II mélange une certaine idée de la Renaissance florentine avec les grâces du XVIII° s. français. I.e ravissant madrigal reprend néanmoins les idées musicales de l’Agnus Dei de la Messe de 1880 (la Messa di Gloria), Ie « Ohimè » du chœur occupant la place du « Miserere »

En conclusion on peut dire que musicalement l’œuvre est ferme, nerveuse, riche de mélodies sensuelles. Mais difficile à chanter (une représentation de Manon Lescaut peut rapidement tourner au désastre !)

Les deux. personnages principaux, Manon et Des Grieux, ont leurs thèmes caractéristiques. Des arias ou duos poignants, exaltés, désespérés ou langoureux se succèdent sans trêve, parmi lesquels le « coup de foudre «  de Des Grieux (acte I), « Donna non vidi mai »,




Don na non vi di ma i……………
Avec son charmant « Manon Lescaut mi chiamo », qui semble comme une réflexion amoureuse introspective…

L'air de Lescaut est saisissant « Sei splendida e lucente ! » lorsqu'il admire sa sœur (acte II), Celui de Manon, « In quelle trini morbide » ,a séduit toutes les grandes voix du siècle et le duo d'amour Manon-Des Grieux (avec le fameux « Ah! Manon mi tradisce » de Des Grieux ou la scène dramatique de l'acte IV, « Sola, perduta, abbando­nata»



na ta per du ta

L'efficacité de, cette musique est certaine auprès du public qui, à chaque fois, fait un accueil enthousiaste à la Manon de Puccini, malgré la concurrence de celle de Massenet.

Manon est donc « bien servie » par la musique si l’on ajoute à ces deux grandes sœurs une partition française plus ancienne « la Manon » d’Auber et une Manon contemporaine superbe « Boulevard Solitude » de Hans Werner Henze.


Au public des mélomanes donc de choisir parmi les multiples visages de l’héroïne de Prévost…..
Guy Verdier


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