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Aperçu Sur les relations entre le Maroc et la Russie


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les relations entre le Maroc et la Russie
Les relations entre le Royaume du Maroc et la Fédération de Russie ne datent pas d’aujourd’hui . Elles remontent loin dans l’histoire et les archives des deux pays confirment cette vérité historique .

Ces relations maroco-russes ont repris au lendemain de l’indépendance du Maroc en 1956 . Les échanges de visites de haut niveau ont permis aux dirigeants des deux pays d’engager un dialogue constructif et fructueux qui a permis à ces relations de s’épanouir et de se renforcer par le développement des échanges commerciaux et l’extension de la coopération bilatérale à des domaines nouveaux comme les infrastructures , l’énergie , la pêche , la recherche scientifique et technique , l’espace et la maîtrise des nouvelles technologies .

Parmi ces visites on peut citer celles du Président Léonid Brejnev en octobre 1961, du Feu Sa Majesté le Roi Hassan II en octobre 1966 , de Sa Majesté le Roi Mohammed VI le 15 octobre 2002 et la dernière de Son Excellence le Président Vladimir Poutine le 7 septembre 2006 .

A signaler que lors de la visite Royale à Moscou , les deux chefs d’Etat ont signé une Déclaration sur le Partenariat Stratégique qui constitue un tournant

et une véritable feuille de route visant la concrétisation de l’ambition du Maroc et de la Russie de développer les relations bilatérales et de leur ouvrir de larges perspectives .
-Prélude : un peu d’histoire .
Les contacts entre le Maroc et la Russie remontent au 18ème siècle . Depuis cette époque , les échanges entre les deux pays se sont multipliés :

- En octobre 1777 , le Roi Sidi Mohammed Ben Abdellah publia un Dahir ( décret Royal ) accordant aux bateaux russes , à l’instar des autres bateaux des pays amis du Maroc , l’entrée libre dans les eaux et les ports marocains et la possibilité de s’y ravitailler en eau et en nourriture ;

- En réponse à cette proposition , l’Impératrice de Russie Catherine II offrit la réciprocité pour les navires marocains . Aux capitaines de marine russes qui rencontraient , en cours de navigation , des bateaux marocains , elle ordonna de leur manifester « de l’amitié et de les assister s’ils en éprouvent le besoin ».

- L’étape suivante fut la proposition du Sultan d’établir des échanges commerciaux avec la Russie . La politique extérieure du Sultan résidait dans le principe suivant :  «  la paix en général , particulièrement avec les principales puissances européennes , pour que ses ressortissants aussi bien que ceux d’autres monarques alliés puissent expédier leurs marchands en toute liberté , par la mer et par la terre en profitant grâce à ces échanges réciproques de différents avantages » ;

- Le 7 juillet 1778 , Mohammed III envoya à l’Impératrice Catherine II une lettre dans laquelle il faisait part de son souhait d’amitié et proposait la conclusion d’un accord de paix . Il affirma sa volonté d’accueillir au Maroc le Représentant de l’Impératrice et l’assura que dès que l’accord aurait été signé «  les sujets de Sa Majesté l’Impératrice bénéficieront des plus grandes marques d’amitié qui les distingueront de tous les autres peuples déjà en paix avec nous »

- Dans sa réponse du 8 mai 1783 , Catherine II remercia le Sultan et confirma le régime de séjour favorable appliqué aux ressortissants du Maroc se rendant en Russie ;

- L’adhésion de la Russie à la Convention de Madrid de 1880 suscita une grande satisfaction de la part du Sultan . Celui-ci considéra cette décision comme un acte de reconnaissance de sa souveraineté nationale ;

- Le 20 octobre 1897 , la Russie a ouvert un Consulat Général à Tanger confiée à un Ministre Résident , un diplomate expérimenté et chevronné , Vassily Romanovitch Bakherakht ;

L’objectif de la politique russe au Maroc consistait « dans la défense inlassable du détroit de Gibraltar et dans le maintien , autant que possible , de l’inviolabilité et de l’intégrité de l’Empire des Sultans du Maroc » ;

- Le 11 juillet 1899 , le Maroc et la Russie établirent des relations diplomatiques avec la remise par l’Ambassadeur Vassily Bakherakht de ses lettres de créances au Sultan Moulay Abdelaziz . Ce geste incita le Sultan à envoyer à Saint –Petersbourg le 24 juillet 1901 une mission diplomatique dirigée par M. Abdelkarim Ben Slimane . La Mission devait remercier l’Empereur russe de l’établissement de sa Représentation diplomatique au Maroc ;

- Cependant , au début du 20 ème siècle , le Maroc faisait l’objet de rivalités entre les puissances européennes (la France , l’Espagne , l’Angleterre et l’Allemagne ) en raison de sa situation géographique permettant le contrôle du détroit de Gibraltar et l’ouverture des voies maritimes vers l’Amérique , l’Afrique et le Moyen –Orient . La Russie ne participait pas à ces rivalités . Au contraire elle était pour le maintien de l’intégrité territoriale et de l’indépendance du Royaume ce qui fut apprécié par le Gouvernement marocain.

En 1912 , la France et l’Espagne imposèrent leur protectorat au Maroc et partagèrent le pays . A partir de cette date , la Russie , dont l’influence en Afrique du Nord était en repli depuis sa guerre avec le Japon en 1905 , n’avait maintenu ses contacts avec le Royaume que par l’intermédiaire de Paris et de Madrid . La première guerre mondiale et la révolution soviétique de 1917 interrompirent jusqu’en 1956 les relations directes entre les deux pays . Ceci n’a cependant pas empêché , l’Union soviétique de suivre avec intérêt l’évolution de la lutte du peuple marocain pour accéder à son indépendance totale . L’URSS a été le premier pays à reconnaître , dès le 11 juin 1956 , l’indépendance du Maroc . Cette position fut le point de départ de l’établissement deux ans plus tard , c’est à dire le 1er octobre 1958 , des relations diplomatiques entre les deux pays au niveau des Ambassadeurs .


I - Evolution des relations bilatérales :


  1. La période soviétique :



Malgré la différence des systèmes socio-économiques en place à Rabat et à Moscou durant cette période , les deux pays ont entretenu des relations politiques empreintes du respect mutuel et de la non ingérence dans les affaires intérieures .


Ces relations ont été également caractérisées par les échanges de visites de haut niveau : les Présidents du Présidium du Soviet Suprême de l’URSS , le Président du Conseil des Ministres de l’URSS ont visité le Maroc . Sa Majesté le Roi Hassan II a , à son tour , effectué une visite officielle en URSS en octobre 1966 .

Les relations maroco-Soviétiques prirent une importance considérable entre 1960 et 1962 . La visite de Léonid Brejnev au Maroc le 10 février 1961 , coïncidait avec l’arrivée du matériel offert par l’URSS dont 14 avions MIG Au cours de ses entretiens avec le Roi Mohammed V , Brejnev réaffirma la volonté de Moscou d’apporter au Maroc toute l’aide nécessaire à son développement et à son industrialisation . A cette date , et du fait de la politique suivie par le mouvement national , le Maroc prenait quelque distance à l’égard de l’Occident et se rangeait aux côtés du mouvement afro-asiatique et du non alignement positif votant souvent aux Nations-Unies avec les Etats socialistes.

Les relations maroco-soviétiques ont ainsi connu un développement remarquable en dépit de l’interdiction du parti communiste marocain , du refus de nouvelles fournitures en armes offertes par Moscou et de l’acceptation de l’offre américaine d’équiper l’armée marocaine durant le plan quinquennal 1960- 1964 . Après une courte période de refroidissement du fait de la guerre algéro-marocaine ( 1963 ) les relations politiques ont repris leur développement normal au cours des années suivantes .

En octobre 1961 , le Feu Hassan II, a effectué une visite officielle à Moscou au cours de laquelle il a condamné les interventions étrangères au Vietnam Après la guerre isrélo-arabe de juin 1967 , le Maroc rendit hommage à l’appui de l’URSS à la cause arabe contrairement à l’Algérie qui a violemment critiqué l’attitude de l’Union Soviétique . Les visites de M. Podgorny et de Gossyguine ont confirmé cette évolution .

Sur le plan idéologique , les divergences bien qu’irréductibles n’empêchaient pas les deux partenaires de s’identifier réciproquement comme des partenaires positifs ayant des relations mutuellement bénéfiques .



le cadre juridique des relations bilatérales a pris sa forme dès le milieu des années 60 et un certain nombre d’accords ont été signés entre les deux pays . Ils concernaient notamment la coopération économique et technique , la coopération culturelle et scientifique , le commerce , le transport aérien , la pêche maritime etc. Une Commission Intergouvernementale soviéto-marocaine pour la coopération économique , scientifique et technique a été créée .
Le bilan de la coopération marocain-soviétique pourrait être présenté comme suit :
- Les échanges commerciaux :

La part de l’URSS dans le commerce extérieur marocain a sensiblement augmentée depuis les années 60 .Cependant une régression s’est installée au cours des années 80 . Les raisons de ce recul ont été multiples , notamment : la perturbation de l’économie mondiale qui a eu un impact direct sur les échanges commerciaux entre le Maroc et l’URSS ; le passage en 1982 au règlement en devises convertibles après 23 années d’échanges régis par le système du clearing qui a donné aux échanges entre les deux pays une grande stabilité en les protégeant des fluctuations monétaires internationales . Cette stabilité avait permis au Maroc de s’assurer un marché devenu traditionnel pour les exportations de fruits et de légumes.

Le commerce entre les deux parties se caractérisait néanmoins par son manque de diversification . Les exportations marocaines vers l’URSS se concentraient sur des produits d’origine minérale ( phosphates ) et végétale ( agrumes , fruits et légumes ) . En revanche , les exportations soviétiques vers le Maroc se composaient principalement des produits énergétiques et des quantités de tracteurs et des machines outils .

- L’énergie , les mines et la géologie  :

D’importants ouvrages et projets ont été réalisés avec la contribution d’entreprises soviétiques . On peut citer notamment :

- La centrale thermique de Jerada ( à l’est du pays ) qui a été mise en service en 1971 ;

- Le complexe hydro-électrique Al Mansour Dahbi sur le fleuve Derâa mis en service en 1972 ;

- Le complexe hydro-électrique de Moulay Youssef sur l’oued Tassaou , entré en service en 1974 ;

- Le développement du gisement de phosphates de Meskala qui a fait l’objet de l’accord à long terme du 10 mars 1978 appelé « Accord du siècle » ;

- Les études es essais de valorisation des schistes bitumineux de Timahdit et de Tarfaya .

- Le complexe hydro-électrique al Wahda ( ou al Majâra ) , qui a fait l’objet d’un accord de prêt soviétique de 100 millions de dollars .



- Coopération technique :

S’agissant de la coopération technique ,elle a porté notamment sur la mise à la disposition des organismes marocains de plusieurs équipes d’experts dans diverses activités en particulier la prospection pétrolière , la recherche géologique et minière principalement dans la région de Ouarzazate , ce qui a permis de mettre en évidence des réserves substantielles de minerai de cobalt de Bouazzer ..



- Coopération culturelle et formation :

Sur le plan de la formation , un nombre relativement important d’ingénieurs et de techniciens marocains dans diverses spécialités , notamment la géologie , l’exploitation des mines , la chimie , l’électricité et la mécanique ont reçu leur formation dans les Universités et les instituts spécialisées en URSS . En 1991 , date de l’effondrement de l’Union soviétique , près de 1500 spécialistes sont titulaires d’un diplôme accordé par une Université ou Institut soviétique .


B - Maroc –Russie : vers un partenariat stratégique :


  1. Les relations au cours de la période transitoire :

Juste après l’effondrement de l’Union soviétique en décembre 1991 , la Russie a fait savoir à la communauté internationale qu’elle assumait tous les engagements internationaux , bilatéraux et multilatéraux , de l’ex-URSS.

Ayant pris note de la notification russe à ce sujet , le Maroc a décidé de poursuivre avec la Fédération de Russie le renforcement de ses relations bilatérales , tissées auparavant avec l’URSS.

Ainsi , tous les traités conclus entre le Maroc et l’ex-Union soviétique ( Conventions , accords , Mémorandums etc .) lient désormais le Maroc à la seule Fédération de Russie .

Sur le plan politique , les relations se développent et un dialogue s’instaure sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun . En 1997, les deux pays ont signé un accord sur les consultations politiques bilatérales ou dans le cadre multilatéral , notamment aux Nations –Unies .

Des accords sectoriels ont été également conclu , particulièrement dans les domaines du commerce et de la pêche . Un accord sur la création d’une commission mixte intergouvernementale de coopération économique , scientifique et technique a été également signé ainsi que bien d’autres accords comme la convention sur la non-double imposition en matière d’impôts sur le revenu et la fortune ou le Mémorandum dans le domaine agricole et de l’industrie agro-alimentaire .

Mais la visite Royale de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à Moscou le 15 octobre 2002 donna une dynamique nouvelle aux relations maroco-russes , érigées désormais en partenariat stratégique .
2- Le partenariat stratégique :
La visite officielle de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en Fédération de Russie , en octobre 2002 , a donné un nouvel élan aux relations maroco-russes dans tous les domaines , notamment dans les domaines des pêches maritimes , de la recherche scientifique et technique , de l’espace et des technologies de télécommunications , sans négliger la volonté des deux pays d’examiner les possibilités de coopération militaire .

Mais l’événement saillant de la visite Royale a été la signature par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président Vladimir Poutine de la Déclaration sur le Partenariat Stratégique entre les deux pays . Elle constitue en fait un véritable programme d’action pour le renforcement des relations bilatérales et de leur ouvrir de nouvelles et larges perspectives.


a- Eléments –clés de la Déclaration :
- Principes d’action :
La mise en œuvre des dispositions de la Déclaration se fera dans le cadre des principes universellement reconnus , notamment :

L’égalité souveraine ; l’attachement à la Charte de l’ONU et à la légalité internationale ; le règlement pacifique des différends ; le respect des droits de l’homme ; le dialogue des cultures et des civilisations.


- Principaux volets du Partenariat :
- Le dialogue politique : enrichir et approfondir le dialogue politique à différents niveaux ( Chefs d’Etat et de Gouvernement , parlementaires et hauts responsables des différents Départements gouvernementaux ) ; coopération décentralisée ; consultations politiques régulières pour coordonner les positions des deux pays sur les questions d’intérêt commun  aussi bien au niveau bilatéral que multilatéral multilatéral ( raffermissement du rôle de l’ONU pour la paix et la sécurité internationales , la non prolifération nucléaire , la lutte anti-terroriste , le règlement pacifique des différends etc. ) .

- Le partenariat économique , commercial et financier :

- Renforcer et diversifier le partenariat existant en lui donnant une nouvelle impulsion dans les secteurs traditionnels de coopération ( énergie , industrie minière et pêche ) et en le faisant évoluer vers une dimension et un contenu nouveaux à travers la réalisation de projets conjoints d’investissements ;

- Renforcer les échanges commerciaux à travers : la multiplication des contacts entre les différents opérateurs économiques et l’organisation des foires et des expositions commerciales ; la création des sociétés mixtes ;  liens entre les réseaux bancaires , les chambres de commerce et d’industrie , les associations et les unions professionnelles ..

- La coopération culturelle , scientifique et technique :

- Enseignement , formation professionnelle , Sciences et technologies , culture , beaux arts , jeunesse et sports .

Encourager les contacts et la coopération entre les Universités , lesacadémies des Sciences , les centres de recherche , les médias , les associations culturelles , les bibliothèques et les services d’archives .
b- Essai d’évaluation :
Les relations maroco-russes connaissent une nouvelle dynamique depuis la visite Royale et la signature de la Déclaration susmentionnée :

- Echange de visites de haut niveau : A côté de la visite Royale le 15 octobre 2002 , le Président Poutine a , à son tour , visité le Maroc le 7 septembre 2006

Multiplication de visites ministérielles entre les deux pays , principalement celles des Ministres des Affaires Etrangères dont les rencontres sont quasi-régulières ;

- Consultations politiques régulières sur les relations bilatérales et les questions internationales et régionales d’intérêt commun ( Maghreb , Afrique , Proche-Orient ; ONU , non –prolifération nucléaire , terrorisme , crime organisé , immigration clandestine , etc .) ;

- Réunions de la grande Commission mixte intergouvernementale de coopération économique , scientifique et technique ( 3 sessions ont été tenues à ce jour ) ;

- Un cadre juridique de plus en plus étoffé : 22 accords signés et environ 14 projets d’accords ( voir annexe ) ; la nouveauté de ce cadre juridique réside dans la signature , le 15 octobre 2002 à Moscou , d’un accord entre les Chambres du Commerce et d’Industrie des deux pays , suivi d’un accord signé le 8 juin 2006 à Moscou sur la création d’un Conseil d’Affaires maroco-russes ; un autre accord lie la CGEM à l’Union des Industriels et des Entrepreneurs russes , signé à Moscou le 19 avril 2004 ;

- Coopération interparlementaire : en février 2003 visite au Maroc du Président de la Douma (M. Guennady Nikolayevech Seleznev ) ; en 2004 visite au Maroc d’une délégation du Conseil de la Fédération ; en octobre 2005 visite à Moscou d’une délégation de la Chambre des Conseillers conduite par le Président de la Chambre ( signature à cette occasion d’un protocole de coopération entre les deux Institutions ) ;

- Coopération décentralisée : visite de travail à Moscou d’une grande délégation de la Région de Rabat –Salé –Zemmour –Zaer : projets de coopération dans les domaines du commerce , des investissements , du tourisme , de l’éducation et de la culture ;

- S’agissant de la coopération bilatérale , les deux pays examinent , dans le cadre des réunions de la grande Commission mixte de coopération , tous les domaines d’intérêt commun .

Aux secteurs traditionnels de la coopération comme les échanges commerciaux ou les pêches maritimes , les deux parties discutent désormais la coopération dans des secteurs nouveaux et autrement prometteurs : les technologies des télécommunications , la coopération spatiale et ses applications scientifiques , technologiques et économiques , les grands ouvrages dans le domaine des infrastructures et de l’équipement , l’énergie et les mines , l’énergie nucléaire civile , la coopération industrielle , la santé , le tourisme , la communication , la Justice etc .

- Sur le plan des échanges commerciaux , le Maroc demeure le premier partenaire commercial de la Russie en Afrique .

En effet , ces échanges continuent à s’accroître tant au niveau de la quantité qu’au niveau de la valeur . Depuis bientôt une décennie , le volume de nos échanges est relativement important et en constante progression . Aujourd’hui ils s’élèvent à plus de 2 milliards de dollars US .

Les importations marocaines en provenance de Russie sont essentiellement constituées de pétrole ( environ 60% ) , de fer , du souffre , de produits chimiques , de bois , de papier et carton , machines et appareils divers .

Quant aux exportations marocaines vers la Russie , elles sont constituées principalement d’agrumes , de légumes , de la farine de poisson ,de tissus de fibres synthétique et artificiel , du liège et du minerai de zinc .

Cependant , le Maroc reste déficitaire dans sa balance commerciale avec la Russie . L’exploration d’autres créneaux dans le marché russe en vue d’atténuer ce déficit s’avère nécessaire . Le schéma du système généralisé des préférences « SGP » , dont bénéficie le Maroc dans le cadre de l’accord commercial signé à Marrakech le 14 avril 1994 , devrait être élargi à certains produits comme le textile et l’habillement , la chaussure et le cuir ainsi que les produits de l’industrie agro-alimentaire . La convocation d’une réunion d’experts marocains et russes pour étudier cette question est plus que jamais nécessaire .



- Dans le domaine du tourisme , l’année 2005 a été caractérisée par la décision du Maroc d’annuler les formalités des visas pour les ressortissants russes . Effective depuis le 13 juin 2005 , cette décision est de nature à développer le tourisme russe en direction du Maroc . Un accord de coopération dans le domaine du tourisme a été signé é entre les deux pays à l’occasion de la visite du Président Poutine au Maroc , le 7 septembre 2006 .

Le Maroc participe régulièrement aux Salons internationaux sur le tourisme et les voyages qui se tiennent chaque année à Moscou . Autant d’occasions pour les opérateurs marocains de négocier des contrats ou des accords pour développer les flux touristiques à destination du Maroc . On estime qu’en 2008 , près de 17000 touristes russes ont visité le Maroc . Cependant ce chiffre est sans commune mesure avec ceux des pays comme la Turquie , l’Egypte ou la Tunisie .



- La coopération financière :

A rappeler que la Russie avait octroyé , (à l’époque soviétique ) un crédit de 100 millions de dollars Us destiné au financement du complexe hydro-électrique du barrage Al Wahda . L’accord de prêt , signé en octobre 1989 , prévoyait que le remboursement se réaliserait dans le cadre d’un mécanisme de compensation par des exportations marocaines .

Après l’achèvement du barrage , un reliquat de 35 millions d’euros s’est dégagé . Le Maroc avait d’abord présenté une requête aux autorités russes par laquelle il propose l’affectation de ce reliquat au financement de l’acquisition des équipements électriques des barrages Wigrane , Timkit , Adarouch et Moulay Bouchta .

En juin 2006 , lors de la 2ème session de la Commission mixte , le Maroc a proposé l’affectation d’une partie du dit reliquat au financement des projets du développement social au Maroc . La partie russe a demandé à la partie marocaine de lui présenter des projets détaillés et ficelés en vue d’étudier les modalités et les conditions de sa participation , selon les conditions et les règles du marché .




  1. Perspectives :

Quant aux perspectives , je tiens tout d’abord à souligner la qualité de nos relations bilatérales . En dépit de l’éloignement géographique , elles n’ont jamais cessé de s ‘améliorer et de se renforcer .

Sur le plan politique , le dialogue et les consultations régulières sur les différentes questions internationales d’intérêt commun se poursuivent à différents niveaux et il serait aujourd’hui souhaitable à mon sens d’élargir davantage ces consultations pour qu’elles impliquent d’autres domaines , notamment économique et culturels .

La Russie demeure pour nous une grande puissance qui a sa place sur la scène internationale . De par son statut de membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU , elle a un rôle de premier plan dans la gestion et le règlement des conflits internationaux . Elle a également des propositions pertinentes quant à la solution d’un certain nombre de problèmes dans le monde d’aujourd’hui .

Sur le plan économique , on peut dire que , par l’expérience de près de 50 ans de coopération maroco-russe , nous avons devant nous un grand partenaire sérieux . Il est vrai qu’on négocie parfois difficilement certains dossiers économiques , mais les deux pays ont tous les deux une ferme volonté politique d’aller en avant pour donner au partenariat stratégique davantage de substance et de force .

Ayant des potentialités économiques très considérables , le marché russe demeure pour le Maroc un marché de grande importance pour une partie de sa production agro-alimentaire , industrielle et de pêche .

Aujourd’hui , les contacts et les réunions entre les experts des deux pays se poursuivent afin de surmonter les obstacles qui se dressent encore sur le chemin du renforcement de la coopération , notamment dans le domaine des investissements , de l’énergie , des transports , du tourisme et de la culture .

S’agissant des investissements , les deux parties sont aujourd’hui sur le point de finaliser le projet d’accord sur la promotion et la protection réciproques des investissements en vue de sa signature prochaine . Le volume actuel des investissements réciproques dans les deux pays demeure faible et les investissements annoncés restent à ce jour au stade des projets qui nécessitent un grand suivi pour leur réalisation concrète .

Quant au tourisme , des démarches supplémentaires devraient être prises en matière de la publicité et du marketing et des contacts intenses auprès des opérateurs touristiques russes afin de signer des contrats à long terme .

Les échanges commerciaux que nous avons déjà mentionnés auparavant gagnent à être diversifiés aussi bien du côté du Maroc que du côté russe . Les deux pays possèdent en effet de grandes potentialités . Le temps est venu pour que la structure et le volume de leurs échanges reflètent les dites potentialités .


Par ailleurs , le Maroc entend bénéficier de l’expérience et du savoir –faire de la Russie dans des domaines aussi importants que :

- Les schistes bitumineux ( des discussions sont en cours pour la réalisation d’une centrale pilote à Tarfaya ) ;

- Des projets communs dans le domaine des phosphates ;

- Le gaz naturel liquéfié ;

- Les centrales électriques , thermiques ou nucléaire à des fins pacifiques ;

- La prospection pétrolière ;

- La télédétection spatiale etc.

A souligner également que dans le cadre de la mise en œuvre des projets économiques et d’investissements , les entreprises russes sont aujourd’hui invitées à participer activement aux différents appels d’offre lancés par les autorités marocaines .

- L’ouverture d’une ligne aérienne directe entre Moscou et Casablanca s’impose plus que jamais . une demande marocaine a été introduite à ce sujet par les autorités marocaines compétentes .

- Enfin , il appartient aux deux pays de renforcer leur coopération culturelle A côté des semaines culturelles que les deux pays ont échangé en 2007 (Maroc) et en 2008 ( Russie ) , il serait souhaitable de proposer ce qui suit :

D’abord , il faudrait convoquer les experts des deux pays pour élaborer un programme d’application dans le domaine de la coopération culturelle , éducative et scientifique pour la mise en ouvre des dispositions de l’Accord culturel et éducatif , signé en 2006 ;

Conscient du rôle fondamental que joue la connaissance des langues étrangères dans la vie moderne , et compte tenu de la richesse reconnue universellement de l’arabe et du russe , je recommande aux autorités compétentes marocaines et russes de bien vouloir programmer , intensifier et élargir l’enseignement de ces deux langues dans les écoles , les lycées et les Universités . Une connaissance meilleure des cultures aussi ancestrales que riches des deux pays et le rapprochement des deux peuples dépend largement de la mise en ouvre de cette proposition .







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